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Hierochloe odorata

Le foin d’odeur que l’on voit sur l’image du site web de Microcosms a poussé dans une arrière-cour du nord de l’État de New York !

Son nom en mohawk (Kanien’keha) est Óhonte Wenserákon.

Dans une entrée de l’Encyclopédie canadienne, cette plante à la couleur rouge distinctive à la base de ses longues feuilles parfumées utilisées pour la fabrication de paniers, la guérison et la purification (smudging) est définie de la manière suivante : « Pour les peuples autochtones d’Amérique du Nord, le foin d’odeur est considéré comme une plante sacrée.

Pour beaucoup, il s’agit d’une espèce clé de voûte culturelle, qui reflète l’identité culturelle d’un groupe et incarne ses valeurs et ses croyances ».

Le meilleur ouvrage, et de loin, sur le foin d’odeur et sa relation avec les connaissances végétales indigènes est Braiding Sweetgrass : Indigenous Wisdom, Scientific Knowledge, and the Teachings of Plants de Robin Wall Kimmerer, professeur émérite au SUNY College of Environmental Science and Forestry de Syracuse, New York. Elle est également un membre inscrit de la nation Citizen Potawatomi. En raison de son parcours universitaire et de ses études supérieures en botanique, sa perspective associe la science pure et les traditions amérindiennes, une tâche certes difficile. Comme elle le dit elle-même, « amener les scientifiques à considérer la validité des connaissances indigènes, c’est comme nager à contre-courant dans de l’eau très froide ». Néanmoins, son livre est lui-même une sorte de tressage : « Cette tresse est tissée à partir de trois fils : les modes de connaissance autochtones, les connaissances scientifiques et l’histoire d’un scientifique anishinabekwe qui tente de les réunir au service de ce qui compte le plus. Il s’agit d’un entrelacement de science, d’esprit et d’histoires : des histoires anciennes et des histoires nouvelles qui peuvent être des médicaments pour notre relation brisée avec la terre ».

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